Willy ANTHOONS

1911 : Naissance à Malines. 

1914 : Son père étant mobilisé à la guerre et détenu prisonnier aux Pays-Bas, la famille fuit à Londres. 

1918 : De retour à Bruxelles.

1923-1927 : Il suit les cours du soir à l’Ecole Saint-Luc.

1927-1931 : Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. 

1931-1932 : Service militaire. Il sculpte en terre les bustes des officiers. 

1934 : Première exposition de groupe au Cercle artistique de Tournai. 

1935 : Mariage suivi d’une première naissance. Les membres de sa famille sont une source d’inspiration pour ses premières œuvres. 

Exposition collective au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

1936-1937 : Académie des Beaux-Arts d’Ixelles, puis Institut Supérieur des arts décoratifs de La Cambre dans l’atelier d’Oscar Jespers. Il affine sa technique du modelage et se familiarise avec le travail du bois et de la pierre. 

1939 : Exposition collective au Musée de Schaerbeek à l’occasion du Salon du Cercle Artistique Communal.

1940 : Mobilisation à la guerre. Anthoons tombe gravement malade et est envoyé en convalescence dans le sud de la France, à Nîmes puis en Ardèche. De ce séjour, il retient un contact étroit avec la nature qui le transforme spirituellement. Il réalise des œuvres à connotation religieuse. 

1942 : Commande d’une œuvre monumentale par les Ateliers Thiriaux de La Louvière. 

Robert Delevoy dans sa revue «Apollo», parle d’Anthoons dans sa «Chronique des 

Beaux-Arts». La revue devient la galerie éponyme, pépinière de jeunes artistes dont Anthoons fait parti. 

Son œuvre, bien que toujours figurative, s’éloigne de l’académisme par son lyrisme et sa volonté de se rapprocher de l’âme des choses. 

1944 : Première exposition personnelle à la galerie Manteau, Bruxelles. 

1945 : Cofondateur de la Jeune Peinture Belge, groupe avec lequel il exposera à Bruxelles, Liège, La Louvière, Zurich, Stockholm, Buenos-Aires, Le Caire, Alexandrie. Déjà les sculptures d’Anthoons voyagent sur plusieurs continents. Première exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Exposition galerie Apollo. 

1946 : À Paris pour un rapide séjour, il rencontre Henri Laurens et Henri-Georges Adam. Son travaille explore les vides, les volumes en négatifs. Pourtant dans une voie très créative, empreint au doute il détruit beaucoup d’œuvres, notamment ses plâtres. Il semble vouloir s’éloigner du modelage. 

1947 : Exposition personnelle, galerie  Manteau. Les critiques l’encouragent vers cette nouvelle voie abstraite. 

1948 : Il s’installe définitivement près de Paris. Il rencontre et bénéficie du soutien de Léon Degrand (rédacteur de la revue Art d’aujourd’hui), Roger Van Gindertael (rédacteur de la revue Cimaise) et son ami Michel Seuphor, tous défenseurs de l’art non-figuratif. 

Après la découverte du travail de Mondrian, il réalise  Cathédrale humaine, œuvre charnière alliant abstraction et spiritualité. 

1949 : Il participe au Salon des Réalités Nouvelles puis au Salon de Mai. 

1950 : Participation à La Jeune Sculpture. 

Exposition à la galerie des Deux-îles à Paris. Il y présente le fruit de ses recherches sur la taille direct. 

Les titres de ses œuvres deviennent évocateurs de sa volonté profonde de montrer l’être – transcendance, élévation, mutation, sont des mots fréquemment employés pour titrer les œuvres qui cherchent à atteindre l’essence de la vie.

1951 : Rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Exposition à l’A.P.I.A.W. de Liège.

1952 : Exposition à la galerie Apollo à Bruxelles puis au 26ème Salon annuel au Cercle Artistique et Littéraire de Charleroi. Le regard du public comme celui de la critique reste déconcerté par ce renouveau abstrait de la sculpture. Les formes épurées d’Anthoons sont parfois jugées simplistes. Toutefois ses œuvres entrent dans de grandes collections comme celle de Léon Legrand qui acquiert une quinzaine de pièces. 

1953 : Biennale de São Paulo, Middelheim, Sonsbeek et Yverdon.

1954 : Expositions personnelles chez Colette Allendy et chez Denise René à Paris. Exposition au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles. 

Les sculptures «sereines» d’Anthoons se font remarquer par leur respect de la nature et de leur forme lentement élaborée. Suite à ces expositions, Anthoons s’intéresse au mouvement. Les masses se transforment en volumes métalliques animés. Il réalise des mobiles plus légers. 

1956 : Exposition personnelle à la galerie Ariel, Paris. 

1957 : Exposition, galerie Somine Heller, 

Paris (critique de Pierre Restany), puis galerie Veranneman, Bruxelles. 

Exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et de Liège. Léon-Louis Sosset et Jo Delahaut couvrent les évènements et 

rédigent des critiques favorables. Exposition au Casino de Knokke. Première exposition à la galerie Saint-Laurent, Bruxelles. 

1958 : Exposition collective, galerie Claude Bernard, Paris.

1959 : Il décore une chapelle avec Manessier dans un village près de Rambouillet. 

1960 : Apparition du cuivre. Grand projet d’intervention dans l’église Saint-Sulpice à Noisy-le-Grand. 

1962 : Fin de la période d’expérimentation des matériaux métalliques et souples. Nouvelle exposition à la galerie Ariel. 

1963-64 : Il réalise des poèmes sculptés dans le bois en hommage à son ami Michel Seuphor. Ces œuvres seront exposées en 1977 à Liège aux cotés d’Alechinsky, Bury, Dotremont, Vandercam, van Anderlecht… 

1966 : Première exposition en Allemagne à la galerie Appel und Fertsch, Francfort.

1967 : Exposition, Musée des Beaux-Arts de Verviers. Décors pour l’église Sainte-Madeleine à Rennes.

1969 : Exposition, galerie le Zodiaque, Bruxelles.

1970 : Exposition, galerie Jeanne Buytaert, Anvers. 

1972 : Exposition collective, De Overgang, Stedelijk Museum, Louvain.

1970-1974 : Enseignant à l’Ecole Estienne. A l’instar de son travail d’artiste, il enseigne avec une ferveur quasi religieuse un mode d’expression du monde sensible. 

1974 : Exposition, galerie Ariel. 

1977 : Atteint d’une maladie neurologique, il arrête complètement la sculpture. 

1982 : Décès à Paris. 

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