Raoul UBAC

1910 : Naissance à Malmédy, petite ville des Ardennes belges.

1920-28 : Etudes à l’Athénée royal de Malmédy. Randonnées à pied à travers une partie de l’Europe. Premier court séjour à Paris

en 1928.

1930-34 : Second séjour à Paris. Premier contact avec le groupe surréaliste. Inscription passagère à la faculté des Lettres, vite délaissée pour la fréquentation des ateliers de Montparnasse. Otto Freundlich le met en rapport avec les artistes « progressistes » de Cologne. Il s’inscrit à l’école d’arts appliqués de la ville, y travaille pendant plus d’un an, surtout le dessin et la photographie. Voyage en Autriche. Séjour prolongé en Dalmatie (Croatie).

1934 : Retour à Paris. Publie en collaboration avec Camille Bryen et sous le nom de Raoul Michelet un recueil de poèmes et de photos intitulé Actuation poétique.

1936-39 : Au cours de cette période, sa vie est étroitement liée à celle du groupe surréaliste, dont il partage toutes les activités.

A partir de 1937, ses photos paraissent dans la revue Le Minotaure. En même temps, il apprend la gravure à L’Atelier17 de Wiliam Hayter.

1939-45 : La guerre fait éclater le groupe surréaliste. En 1940, Ubac se réfugie à Carcassonne en compagnie de René Magritte et de Jean Scutenaire. Rapatrié, il partage sa vie entre Paris et Bruxelles. Il collabore à la Main à plume mais fréquente surtout à Paris le groupe de la revue Message dirigée par Jean Lescure. Il y rencontre entre autres Eluard, Queneau, et surtout André Frénaud avec qui il va lier une amitié fructueuse. Il prend ses distances vis-à-vis du surréalisme.

1946 : Au cours d’un séjour en Haute-Savoie, il ramasse un fragment d’ardoise dont la forme l’attire et, à l’aide d’un vieux clou, y grave un dessin. Il est fasciné et passionné par ce matériau qu’il n’abandonnera plus.

1947 : Ubac se remet à la peinture. Il emploie des émulsions, surtout celles à base d’oeuf et évite de se servir d’huile. Il collabore à la revue Troisième Convoi et fréquente des artistes de la galerie Denise René comme Bazaine et ses amis.

1948 : Il réalise la couverture de Voir, livre de Paul Eluard, illustré par plusieurs peintres.

1951 : En janvier, Ubac présente sa première exposition de peintures à la galerie Maeght, où par la suite il exposera régulièrement. La même année, il organise à Wuppertal la première exposition de ses ardoises gravées et taillées.

Celles-ci sont gravées de plus en plus profondément et deviennent de véritables reliefs.

Il participe à la deuxième exposition CoBrA à Liège.

1954 : Il reçoit le quatrième prix à l’exposition du Carnegie Institute de Pittsburgh (U.S.A).

1957 : Ubac acquiert une maison à Dieudonne dans l’Oise où il finira par habiter définitivement.

1961 : Par l’ardoise, il aborde le corps, dans des torses très minces, striés de fines lignes, et le paysage, dans des reliefs aux lignes parallèles et rythmées. Il réalise un vitrail en verre antique de Braque, ainsi qu’un autre pour l’église de Varengeville.

1965 : Il prend part à l’exposition rétrospective du groupe CoBrA à Rotterdam.

1966 : Ubac expose à la galerie Maeght une vingtaine d’oeuvres, résultat des dernières années de travail. Ces peintures exécutées sur panneaux recouverts d’un mortier à base de résines synthétiques permettent les effets simultanés du relief et de la couleur. Les thèmes de ces oeuvres sont des labours et des torses.

1967 :Maeght éditeur publie deux ouvrages illustrés par l’artiste : Vieux Pays, poèmes d’André Frénaud (13 eaux-fortes originales) et La Poésie française et le Principe d’identité, texte d’Yves Bonnefoy (2 eaux-fortes originales).

1968 : Rétrospective de son oeuvre peint et sculpté au palais des Beaux-Arts de Charleroi, à celui de Bruxelles et au musée d’Art Moderne de Paris. Ubac participe également à des expositions collectives, notamment le Pittsburgh International,

L’Art vivant 1965-1968 à la Fondation Maeght, Montréal II, et la VIIème Biennale de Menton.

1969 : Expositions personnelles à la maison de la Culture de Reims et d’Amiens.

1970 : Parution de la grande monographie consacrée à l’artiste et à son oeuvre aux éditions Maeght.

1971 : Exécute 5 stèles, hautes figures féminines sculptées en bois recouvert de résine synthétique amalgamée. Exposition personnelle d’ardoises à la Comédie de Caen et rétrospective au château de Ratailly. Depuis 1967, en collaboration avec différents architectes, Ubac réalise de grandes mosaïques murales à Saint-Cyr, Orsay et Reims.

1972 : Exposition à la galerie Maeght, à Paris.

1973 : Exposition à la galerie Michel Vokaer, à Bruxelles.

1974 : Exposition au musée municipal d’Evreux et à la galerie Maeght de Zurich.

1975 : Expositions à la galerie Protée de Toulouse, au musée de Metz et au musée de Luxembourg.

1976 : Ubac se consacre pendant deux ans à la réalisation de travaux monumentaux, au lycée de Tomblaine, près de Nancy, à la faculté de sciences de Villeneuve-d’Ascq, à Charleroi et à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris.

1978 : Rétrospective à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.

Exposition au musée des Beaux-Arts du Havre et au musée d’Evreux.

1979 : Comme un sol plus obscur, livre d’empreintes d’ardoises tirées à la main illustrant un poème de Claude Esteban.

1980 : Exposition chez Christopher Hewett (Taranman Gallery, London) d’une série de 24 ardoises de petits formats, qui diffèrent de la technique habituelle par leur aspect lisse et poli.

1981 : Rétrospective au musée Saint-Georges à Liège.

1982 : Exposition à la galerie Maeght à Paris de ses dernières ardoises et dessins.

1983 : Exposition Photos des années trente à la galerie Maeght de Paris.

Réalisation par Charles Marq de 4 vitraux pour le choeur de la cathédrale de Nevers.

1985 : Raoul Ubac, malade, se retire pour mourir à Dieudonne.

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