Théophile STEINLEN

Lausanne (Suisse) 1859 - 1923 Paris

Petit-fils d'un professeur de dessin, Théophile-Alexandre Steinlen fait son apprentissage dans une manufacture de Mulhouse avec l’un d’entre eux. Lors de son arrivée à Paris, il rencontre Rodolphe Salis, un caricaturiste né à Lausanne, qui a ouvert un célèbre cabaret : le Chat Noir. Un an après être arrivé, ses dessins sont publiés dans la revue du cabaret. S’en suivent de nombreuses collaborations avec des auteurs, tels que Charles Joliet et Aristide Bruant, ou des peintres comme Lucien Pissarro et Vallotton. En 1893, il participe au Salon des Indépendants ; l’année suivante, il expose pour la première fois à la Bodinière, rue Saint-Lazare. 

Steinlen est un peintre de scènes de genre. Il est connu pour avoir représenté des oeuvres à caractère politique. Il joue le rôle d’un reporter qui met son talent au service de la dénonciation de l’injustice de la classe ouvrière. Il habitait Montmartre, peuplé de deshérités qui ne semblaient pas se révolter face aux iniquités mais les subir. Mais c’est l’affiche du Chat Noir qui le rendra célèbre. Les chats sont ses sujets de prédilection, il les représente endormis, irrités, joueurs... (Sa signature reprend la forme d’un chat)

On lui connaît peu de paysages, la plupart du temps, il s’arrange pour “cadrer” son oeuvre et représenter le sujet essentiel, traitant le paysage comme un décor. Il utilise de nombreuses techniques comme l’encre de Chine, l’aquarelle, l’huile, le crayon ainsi que le pastel et la gouache, techniques utilisées ici. En 1893, il voyage en Europe, notamment en Allemagne, en Angleterre, en Norvège et en Hollande, il exposera ses peintures et gravures de paysages en 1904.

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