Jean PEYRISSAC

Cahors 1895-Paris 1974

Jean Peyrissac reçoit son éducation des Jésuites. Jeune homme il entreprend des études de médecine, qu’il abandonne bientôt en raison de la première guerre mondiale, pour laquelle il s’engage comme volontaire au 57ème Régiment d’artillerie de Toulouse. L’arrêt prématuré de ses études lui permet de se consacrer dès lors à sa passion du dessin. C’est en 1919 que Jean Peyrissac épouse Denise Melia-Bertomeu, fille de manufacturiers de tabac algériens pour laquelle il déménage à Alger où il vit à ses côtés de 1920 à 1957, pour revenir en France en 1957 en raison du contexte politique. 

Malgré son isolement géographique  de la scène artistique, Jean Peyrissac nourrit son travail de nombreuses influences, notamment par ses voyages et sa collection de livres et revues d’art. Ainsi en se rendant en Espagne, il est impressionné par les oeuvres du Greco, tandis que lors de son séjour au Bauhaus, il s’entretient avec Kandinsky et Klee. Artiste donc de son temps et pourtant marginal, il sera présenté à la scène artistique parisienne en 1927 par une exposition lui étant consacrée à la Galerie des Quatre Chemins. Son succès le fera exposer également, en 1948, à la Galerie Maeght, où il présente ses premiers mobiles. 

L’oeuvre picturale de Jean Peyrissac sera inspirée de sa rencontre avec Picasso dont on retrouve l’influence cubiste dans son travail par l’usage de formes cylindriques et géométriques, mais aussi par le surréalisme se retrouvant dans le traitement de ses sujets et le constructivisme dans l’ajustement des formes et plans. Traitant de sujets figuratifs et abstraits celui-ci y incorporera de manière récurante un sens de la poésie, de l’incongru, renvoyant à l’influence métaphysique  de l’artiste italien Giorgio de Chirico.