Jean-Emile LABOUREUR

(1877 - 1943)

 

Issu d’une riche famille nantaise, le jeune et turbulent Jean Emile Laboureur  se passionne pour les arts et laisse très vite entendre qu’il souhaite devenir peintre. Grâce à la protection de l’industriel et collectionneur Alphonse Lotz-Brissonneau  ami de sa famille, il obtient l’accord de ses parents pour se rendre à Paris où il doit suivre des études de droit. Il abandonne très vite et préfère fréquenter l’Académie Julian , l’Ecole des Beaux-Arts ainsi que les galeries parisiennes et les marchands les plus hardis de son époque. A 18 ans il rencontre Auguste Lepère qui l’initie à la technique de la gravure. A 20 ans, il se lie d’amitié avec un homme qui va profondément influencer son travail et son évolution artistique: Toulouse Lautrec. En 1897, c’est l’année de son premier succès avec la reproduction dans la revue “l’Image”d’un bois intitulé “Au Luxembourg”. Suite à l’échec de ses études de droit, il se lance dans l’étude de l’allemand et réalise plusieurs séjours outre-Rhin mais aussi à travers le monde se rendant notamment aux Etats-Unis afin d’échapper au service militaire.

En 1906, il peut rentrer en France, ses “problèmes militaires” étant résolus grâce à une amnistie. Il continue néanmoins à voyager et à découvrir de nouveaux horizons: la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Empire Ottoman.... A partir de 1912, il se fixe à Paris où son style évolue vers un cubisme figuratif. L’après-guerre est une période particulièrement faste pour l’artiste, il réalise bon nombre de tableaux, d’illustrations de livres, de gravures... Durant cette période, il entreprend  quelques travaux d’art décoratif comme la réalisation de fresques pour un restaurant londonien. 

En 2002, la galerie Antoine Laurentin a présenté à Paris un ensemble d’oeuvres de Jean-Emile Laboureur.