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Jean FAUTRIER

Paris 1898 - 1964 Châtenay-Malabry

Né en 1898 à Paris, Jean Fautrier est, avec Jean Dubuffet, l’un des fondateurs de l’art

informel. Enfant illégitime élevé par son père et sa grand-mère, il rejoint sa mère à Londres à la mort de ces derniers en 1908 et rentre en 1912 à la Royal Academy School. Jugée trop 􀀸􀀶􀀥􀀨􀀭􀀸􀀭􀀳􀀲􀀲􀀩􀀰􀀰􀀩􀀁􀀿􀀁􀀷􀀳􀀲􀀁􀀫􀀳􀁇􀀸􀀂􀀁􀀭􀀰􀀁􀀰􀀥􀀁􀀵􀀹􀀭􀀸􀀸􀀩􀀁􀀥􀀹􀀷􀀷􀀭􀀸􀁅􀀸􀀁􀀥􀁏􀀲􀀁􀀨􀁎􀀭􀀲􀀸􀁂􀀫􀀶􀀩􀀶􀀁􀀰􀀥􀀁􀀠􀀰􀀥􀀨􀀩􀀁􀀠􀀧􀀬􀀳􀀳􀀰􀀁􀀳􀀪􀀁􀀕􀀭􀀲􀀩􀀁􀀐􀀶􀀸􀀷􀀄􀀁􀀐􀀸􀀶􀀥􀀨􀀭􀀸􀀭􀀳􀀲􀀲􀀩􀀰􀀰􀀩􀀁􀀿􀀁􀀷􀀳􀀲􀀁􀀫􀀳􀁇􀀸􀀂􀀁􀀭􀀰􀀁􀀰􀀥􀀁􀀵􀀹􀀭􀀸􀀸􀀩􀀁􀀥􀀹􀀷􀀷􀀭􀀸􀁅􀀸􀀁􀀥􀁏􀀲􀀁􀀨􀁎􀀭􀀲􀀸􀁂􀀫􀀶􀀩􀀶􀀁􀀰􀀥􀀁􀀠􀀰􀀥􀀨􀀩􀀁􀀠􀀧􀀬􀀳􀀳􀀰􀀁􀀳􀀪􀀁􀀕􀀭􀀲􀀩􀀁􀀐􀀶􀀸􀀷􀀄􀀁􀀐traditionnelle à son goût, il la quitte aussitôt afin d'intégrer la Slade School of Fine Arts. A

􀀸􀀶􀀥􀀨􀀭􀀸􀀭􀀳􀀲􀀲􀀩􀀰􀀰􀀩􀀁􀀿􀀁􀀷􀀳􀀲􀀁􀀫􀀳􀁇􀀸􀀂􀀁􀀭􀀰􀀁􀀰􀀥􀀁􀀵􀀹􀀭􀀸􀀸􀀩􀀁􀀥􀀹􀀷􀀷􀀭􀀸􀁅􀀸􀀁􀀥􀁏􀀲􀀁􀀨􀁎􀀭􀀲􀀸􀁂􀀫􀀶􀀩􀀶􀀁􀀰􀀥􀀁􀀠􀀰􀀥􀀨􀀩􀀁􀀠􀀧􀀬􀀳􀀳􀀰􀀁􀀳􀀪􀀁􀀕􀀭􀀲􀀩􀀁􀀐􀀶􀀸􀀷􀀄􀀁nouveau déçu, il décide de travailler de façon autodidacte et se consacre à la peinture de nus et de natures mortes, et s’adonne également à la sculpture.

En 1917, il est rappelé en France pour y être mobilisé. Gazé et blessé lors de la guerre, il est contraint de quitter l’armée et s’installe à Paris en 1922. La même année, il expose au Salon d’Automne, puis à la Galerie Fabre où il rencontre Jeanne Castel qui sera la première à collectionner ses oeuvres. En 1924, sa première exposition personnelle est organisée à la Galerie Visconti à Paris. En 1926, il rencontre Léopold Zborowski, qui expose son travail auprès de celui de Modigliani, Kisling et Soutine. Sa période dite « noire » lui vaut une grande reconnaissance au sein de la sphère artistique parisienne et attire le regard de grands collectionneurs tels que Paul Guillaume. Parallèlement, André Malraux lui propose d’entamer, pour les Editions Gallimard, une série de gravures sous le thème de la Divine Comédie de Dante. Considérées comme trop abstraites, ses gravures se seront finalement 􀀒􀀳􀀱􀁂􀀨􀀭􀀩􀀁􀀨􀀩􀀁􀀓􀀥􀀲􀀸􀀩􀀄􀀁􀀒􀀳􀀲􀀷􀀭􀀨􀁂􀀶􀁂􀀩􀀷􀀁􀀧􀀳􀀱􀀱􀀩􀀁􀀸􀀶􀀳􀀴􀀁􀀥􀀦􀀷􀀸􀀶􀀥􀀭􀀸􀀩􀀷􀀂􀀁􀀷􀀩􀀷􀀁􀀫􀀶􀀥􀀺􀀹􀀶􀀩􀀷􀀁􀀲􀀩􀀁􀀷􀀩􀀶􀀳􀀲􀀸􀀁􀁏􀀲􀀥􀀰􀀩􀀱pas publiées.

􀀐􀀁􀀴􀀥􀀶􀀸􀀭􀀶􀀁􀀨􀀩􀀷􀀁􀀥􀀲􀀲􀁂􀀩􀀷􀀁􀀆􀀎􀀈􀀅􀀂􀀁􀀨􀀩􀀷􀀁􀀴􀀶􀀳􀀦􀀰􀁃􀀱􀀩􀀷􀀁􀁏􀀲􀀥􀀲􀀧􀀭􀀩􀀶􀀷􀀁􀀰􀀩􀀁􀀴􀀳􀀹􀀷􀀷􀀩􀀲􀀸􀀁􀀿􀀁􀀷􀁎􀀭􀀲􀀷􀀸􀀥􀀰􀀰􀀩􀀶􀀁􀀨􀀥􀀲􀀷􀀁􀀰􀀩􀀷

A partir des années 1930, des problèmes financiers le poussent à s'installer dans les

montagnes de Tignes, où il sera moniteur de ski. Il revient à Paris une dizaine d’années plus tard, mais, brièvement capturé par les allemands en janvier 1943, il décide de s’établir dans un château à Châtenay-Malabry, dans lequel il y restera jusqu’à sa mort. Abandonnant définitivement la sculpture qui occupait la boitier de son temps, il réalise sa série 􀀲"􀀭􀀸􀀭􀀺􀀩􀀱􀀩􀀲􀀸􀀹􀀰􀀴􀀸􀀹􀀶􀀩􀀁􀀵􀀹􀀭􀀁􀀳􀀧􀀧􀀹􀀴􀀥􀀭􀀸􀀁􀀰􀀥􀀁􀀱􀀳􀀭􀀸􀀭􀁂􀀁􀀨􀀩􀀁􀀷􀀳􀀲􀀁􀀸􀀩􀀱􀀴􀀷􀀂􀀁􀀭􀀰􀀁􀀶􀁂􀀥􀀰􀀭􀀷􀀩􀀁􀀷􀀥􀀁􀀷􀁂􀀶􀀭􀀩􀀁􀁉 Otages" qu’il expose à la galerie Drouin en 1945. Les années suivantes, il illustre de nombreux

ouvrages, parmi lesquels « Alleluiah » de George Bataille. En 1950, il développe avec sa compagne Jeanine Aply la technique des « Originaux multiples », procédé mêlant des

éléments de gravure et de peinture, permettant à une oeuvre d’être produite en de nombreux exemplaires. En 1956, il reprend le motif des Otages pour ses « Têtes de partisans » qu’il réalise en réaction à l’invasion de Budapest par les russes. Il reçoit le Grand Prix de la Peinture de la Biennale de Venise en 1960 et celui de la Biennale de Tokyo l’année suivante.

􀀔􀀲􀁏􀀲􀀂􀀁􀀹􀀲􀀩􀀁􀀫􀀶􀀥􀀲􀀨􀀩􀀁􀀶􀁂􀀸􀀶􀀳􀀷􀀴􀀩􀀧􀀸􀀭􀀺􀀩􀀁􀀰􀀹􀀭􀀁􀀩􀀷􀀸􀀁􀀧􀀳􀀲􀀷􀀥􀀧􀀶􀁂􀀩􀀁􀀥􀀹􀀁􀀛􀀹􀀷􀁂􀀩􀀁􀀨􀁎􀀐􀀶􀀸􀀁􀀛􀀳􀀨􀀩􀀶􀀲􀀩􀀁􀀨􀀩􀀁􀀰􀀥􀀁􀀢􀀭􀀰􀀰􀀩􀀁􀀨􀀩Enfin, une grande rétrospective lui sera consacrée au Musée d'Art Monderne de la Ville de Paris en 1989, et à la Fondation Gianadda à Martigny en 2005.

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