Christian DOTREMONT - biographie

Christian Dotremont nait en 1922 à Tervuren (en Belgique). Sa mère écrit des poèmes et travaille aux Editions Degrelle tandis que son père dirige la «Revue Latine».

1925 Naissance de sa soeur Colette qui meurt accidentellement en 1926, tandis que nait son frère Guy.

1931 En raison de la séparation de ses parents, Christian est placé en pension à Namur, puis poursuivra ses études à Louvain et enfin Liège. Cette période donnera naissance à un recueil de poèmes intitulé

les «Souvenirs d’un jeune bagnard» édité à Bruxelles en 1941.

1939 Série de poèmes inspirés de son amour pour Doris est publié à Louvain.

1940 Il publie son poème «Ancienne Éternité» qui est salué par les surréalistes belges (Magritte, Scutenaire et Ubac) et devient le plus jeune membre du groupe belge.

1941 Il se rend à Paris où il rencontre Paul Eluard qui l’emmène chez Pablo Picasso. Il participe aux activités du groupe surréaliste «La main à la plume» animé par Noël Arnaud. Il rencontre également

Bachelard, Cocteau, Domìnguez, Eluard, Alberto Giacometti, Max Jacob.

1943 Christian Dotremont rentre en Belgique et fonde la maison d’édition «Le serpent de mer». Il rencontre sa femme Ai-Li Mian qu’il épousera en 1944. Il va par la suite s’intéresser à l’écriture chinoise.

1945 Il fonde avec Marcel Mariën et Paul Colinet, l’hebdomadaire «Le Ciel bleu» (9 numéros). Il adhère au Parti communiste et y sera particulièrement actif.

1946 À Paris, il rencontre Yves Bonnefoy, Edouard Jaguer et Tristan Tzara. Il fonde avec Jean Seeger, la revue surréaliste «Les Deux Soeurs» (3 numéros).

1947 Il met en place le groupe «surréaliste révolutionnaire» en Belgique avec Seeger et Paul Bourgoignie dont découle une revue, en réaction à Breton et à l’exposition de la Galerie Maeght. Il fonde

également le «Bureau international du surréalisme révolutionnaire» avec Noël Arnaud et Asger Jorn. 

8 novembre 1948 Au café Le Notre-Dame à Paris, au côté de Appel, Constant, Corneille, Jorn et Noiret, il crée le mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), une nouvelle forme d’art

international et expérimental, et en rédige le manifeste. Il réalise son premier voyage au Danemark, avec Jorn ainsi que les premières peintures mots spontanés.

1949 En mars, première exposition CoBrA, «La Fin et les moyens», au Séminaire des Arts à Bruxelles ; il rencontre Pierre Alechinsky, qui adhère aussitôt à CoBrA. À Amsterdam, première exposition internationale d’art expérimental CoBrA au Stedelijk museum.

1950 Il découvre la face cachée de son écriture et publie dans le numéro 7 de CoBrA l’article fondamental «Signification et sinification» dont les enjeux se vérifieront douze ans plus tard dans l’invention de logogramme. Il rencontre Max Ernst à Paris.

1951 Il apprend qu’il est atteint de la tuberculose (le «trou» et la

«tache», éléments principaux de son roman). Rencontre la deuxième femme de sa vie, Bente Wittenburg (Gloria où

Ulla). Jorn réalise son portrait au sanatorium de Silkeborg où il est hospitalisé tandis que s’ouvre la dernière exposition CoBrA au Musée des beaux-arts de Liège. Le mouvement CoBrA prend fin en Novembre.

1952 Il s’installe à Tervuren et écrit son autobiographie «La Pierre et l’oreiller» (publié en 1955). Sa relation avec Bente devient tourmentée et celle-ci part chez ses parents.

1953 Toujours malade, il part en Suède pour séjourner quelques mois au sanatorium d’Eupen.

1954 Il collabore à «la Nouvelle revue française» et voyage avec les Alechinsky dans le Midi et en Italie.

1955 Il devient correcteur de nuit au journal «La Cité».

1956 Il réalise son premier voyage en Laponie, à Rovaniemi, Ivalo.

Ce voyage est une véritable révélation pour lui, il les multipliera jusqu’en 1978. Première exposition de CoBrA «après» CoBrA, à Bruxelles.

1960 Son état de santé est toujours précaire. Il entreprend l’écriture des «Mémoires d’un imaginiste» (achevés en 1963, publiés en 1981).

1961 Il réalise ses dessins lapons.

1962 Il organise l’exposition «CoBrA et après (et même avant)» à Bruxelles. Il invente le concept de «logogramme», défini comme un «texte peinture dû à une intime interaction spontanée de l’imagination verbale et d’un bouleversement graphique de l’alphabet». Les premiers sont réalisés au stylo ; puis au pastel gras, en couleur, à

Silkeborg, au retour de son 3ème voyage en Laponie.

1963 Il trace sur le sol les premiers «logoglaces» et «logoneiges» et réalise les logogrammes à l‘encre de chine. Il fonde la revue-édition Strates.

1964 Compose «Logogramme I» (Strates)

1965 Compose «Logogramme II» (Strates)

1966 Dotremont manifeste son désaccord pour l’exposition dite «CoBrA» organisée au musée Boymans, à Rotterdam.

1968 Gravement malade, il retourne au sanatorium de Buizingen où il réalise ses premiers grands logogrammes.

Exposition personnelle à Copenhague «Oui et non – peut-être. Ja, nej – og maske » et exposition à Maastricht «Schrifttekens» (accompagnée du texte «j’écris donc je crée»).

1969 Il s’installe à la pension Pluie de Roses à Tervuren et réalise «Logogramme J’écris à Gloria». Première exposition personnelle à Bruxelles, à la galerie Maya.

1971 Première exposition personnelle à la Galerie de France à Paris (préface d’Yves Bonnefoy). Il publie «Typographismes».

1972 Participe à la 36ème Biennale de Venise au côté de Alechinsky au Pavillon belge.

Luc de Heusch tourne le film «Dotremont-les-logogrammes». Première exposition à New-York.

Publication des «Transformes, peintures-mots» de 1950 avec Atlan.

1973 Il apprend la mort de son ami Asger Jorn lors d’un nouveau voyage en Laponie.

1974 Il publie le «Logbook» chez Yves Rivière.

1975 Essai de Max Loreau «Dotremont logogrammes».

1976 Décoration murale avec Alechinsky pour une station de métro à Bruxelles.

1977 Il retrouve Bente lors d’un séjour au Danemark. Il publie un essai intitulé «Linguistique réelle».

1978 Publication de «logogramme J’écris donc je crée» à Anvers. Il réalise son dernier voyage en Laponie accompagné par Anne West.

1979 Christian Dotremont meurt le 20 août au sanatorium de Buizingen.

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