Gaston CHAISSAC

Avallon 1910-1964 La Roche-sur-Yon

 

Gaston Chaissac, parfait autodidacte, n’a jamais suivi aucune formation artistique. Il est né à Avallon (France) quatre ans avant que n’éclate la Première Guerre Mondiale. Il va exercer toutes sortes d’humbles activités (marmiton, commis de quincaillerie, apprenti bourrelier ou cordonnier). En 1934, il s’installe à Paris avec son frère, où ils ouvrent, sans succès, une échoppe de cordonnier. La santé de Gaston Chaissac est précaire, il est atteint de tuberculose ce qui lui vaudra de nombreux séjours en hospice et sanatorium tout au long de sa vie. Le peintre Otto Freundlich et sa compagne Jeanne Kosnick-Kloss, ses voisins de palier, le mettront sur le chemin de la peinture en 1937. Dès l’année suivante, ce dernier organise une exposition Chaissac à Paris, sa première exposition personnelle. Albert Gleizes, Robert Delaunay et d’autres le remarquent. Il participe dès lors à des expositions de groupe dans les Salons parisiens. Il attire l’attention de R. Queneau, Jean Paulhan et Jean Dubuffet, avec lesquels il commence une importante correspondance. A partir de 1948, l’artiste vit en Vendée, et pendant plus de vingt ans va connaître une vie misérable malgré les nombreuses expositions qui montrent son travail et l’amitié de Dubuffet. Ce n’est que quatre ans avant sa mort (1964, La-Roche/Yon, France) que Chaissac exposera plus régulièrement à Paris, et sera enfin reconnu par le milieu de l’art.

Gaston Chaissac se veut libre et indépendant. Il utilise des objets de tous les jours, il peint sur tous les supports (toile, carton, pierre, tôle), il sculpte à partir de souches d’arbres, utilise des planches de bois pour réaliser ses Totems, compose des collages de papier peint, tout en tentant de donner à son art « toujours plus de simplicité ».

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>Exposition passée/past exhibition : 

Gaston Chaissac, rétrospective, Galerie Laurentin, Paris, 18/03>16/04/2011.

TEFAF, Maastricht, édition 2011.